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Sonar Apps : contrôler les applications tierces connectées

Vos collaborateurs se connectent à des dizaines d'applications avec leur compte Google ou Microsoft. Chacune de ces connexions accorde des permissions sur vos données souvent oubliées. Sonar Apps vous donne les moyens d'agir.

Vos collaborateurs se connectent à des dizaines d'applications avec leur compte Google ou Microsoft. Chacune de ces connexions accorde des permissions sur vos données — parfois très larges, souvent oubliées. Sonar Apps vous donne la liste, le détail des permissions et les moyens d'agir.

👍 Bon à savoir : Sonar Apps est inclus dans Sonar sans coût supplémentaire, et disponible pour tous les clients. Il n'y a pas de configuration dédiée : c'est le même parcours d'activation que le reste de Sonar. Voir Configurer Sonar.

1️⃣ Comment les applications sont détectées

Sonar interroge les API Google et Microsoft pour identifier les applications auxquelles vos collaborateurs se sont connectés via l'authentification unique — les boutons « Se connecter avec Google » ou « Se connecter avec Microsoft ».

La synchronisation a lieu toutes les deux heures.

2️⃣ Les permissions et leur niveau d'accès

Pour chaque application, Sonar ne se contente pas de savoir qui l'utilise : il détaille les permissions accordées. Et pour chacune d'elles :

  • une description en clair, plutôt qu'un intitulé technique ;

  • un niveau d'accès, de « faible » à « très élevé », qui indique à quel point la permission est sensible.

Par exemple, une permission donnant le droit de lire, rédiger, envoyer et supprimer définitivement tous les e-mails d'une boîte est signalée comme d'accès élevé — ce qui va de soi vu ce qu'elle autorise.

3️⃣ Un accès élevé n'est pas forcément un risque

C'est le point à comprendre avant de regarder la liste. Un outil métier légitime, déployé et validé par vos équipes, peut avoir un niveau d'accès très élevé sans poser le moindre problème. Le niveau d'accès seul ne suffit donc pas à juger.

C'est pourquoi les applications sont classées par risque, qui combine quatre facteurs :

  • Le niveau d'accès : plus il est élevé, plus le risque monte.

  • La catégorie : certaines familles d'outils sont notoirement plus risquées — les prises de notes automatiques par IA, les convertisseurs de PDF.

  • L'indice de confiance Riot : nous évaluons les applications et les classons de faible à élevé. Plus une application est connue et établie, plus le risque baisse.

  • L'adoption : une application utilisée par très peu de collaborateurs signale un usage non encadré. C'est souvent le signal le plus parlant pour une équipe informatique.

💡 Le bon réflexe : commencez par les applications à fort niveau d'accès et faible adoption. C'est là que se trouvent les outils installés par une poignée de personnes, avec des permissions étendues, dont personne n'a validé l'usage.

4️⃣ Les quatre statuts d'une application

  • Non classée : le statut par défaut. L'application n'est ni approuvée ni bloquée.

  • Approuvée : soit manuellement par vous, pour marquer l'application comme légitime ; soit automatiquement par Sonar, quand l'application est utilisée par plus de 50 % de vos collaborateurs, ou par plus de 25 % sans qu'aucune permission à fort niveau d'accès n'ait été accordée.

  • Bloquée : vous avez coupé les permissions et empêché les usages à venir. Voir la section 5️⃣.

  • Révoquée : vous n'avez rien fait, mais Sonar constate qu'aucun collaborateur n'accorde plus d'accès à cette application. Elle s'est éteinte d'elle-même.

5️⃣ Bloquer une application

Bloquer une application produit trois effets.

  • Toutes les permissions accordées sont révoquées. Vous pouvez aussi ne bloquer l'application que pour une partie de vos collaborateurs.

  • Albert prévient les collaborateurs concernés. Vous décidez d'envoyer cette notification ou non, et vous pouvez en ajuster le message avant de valider — par exemple pour indiquer quel outil utiliser à la place, et pourquoi.

  • Toute nouvelle connexion est révoquée automatiquement dans les deux heures, et le collaborateur est prévenu à nouveau.

⚠️ Important : la notification est actuellement envoyée dans la langue de l'administrateur, et non dans celle de chaque collaborateur. À prendre en compte si vos équipes sont multilingues : rédigez le message dans la langue la plus largement comprise, ou désactivez la notification et communiquez par vos propres canaux.

💡 Notre recommandation : ne bloquez pas sans expliquer. Un collaborateur qui perd l'accès à un outil qu'il utilisait pour travailler cherchera un contournement. Le message d'accompagnement, avec l'alternative approuvée, fait toute la différence entre une règle acceptée et une règle contournée.

6️⃣ Lancer une campagne de simulation ciblée

Puisque Sonar sait quels collaborateurs utilisent quelle application, vous pouvez vous en servir pour cibler une campagne de phishing. Depuis la page d'une application, vous créez une campagne dont Riot pré-remplit :

  • le titre ;

  • l'audience, c'est-à-dire les collaborateurs qui utilisent l'application ;

  • les modèles, si des modèles correspondant à cette application existent.

C'est le ciblage le plus réaliste possible : vous testez les collaborateurs sur un outil qu'ils utilisent réellement. Voir Créer et lancer ma campagne de phishing.

À retenir

  • Inclus dans Sonar, sans configuration dédiée, avec une synchronisation toutes les deux heures.

  • Le risque combine niveau d'accès, catégorie, indice de confiance et adoption — un accès élevé seul ne signifie pas danger.

  • Quatre statuts : non classée, approuvée, bloquée, révoquée. L'approbation peut être automatique au-delà de certains seuils d'adoption.

  • Le blocage révoque les permissions, prévient les collaborateurs et s'applique aux connexions futures.

  • La notification de blocage part dans la langue de l'administrateur.

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